Reconnaître son talent personnel, l’aimer et le partager

Chacun de nous porte sa vision du monde avec ses filtres et sa propre sensibilité. C’est ce qui fait de nous des êtres uniques, empreints d’un voire plusieurs talents. Combien d’entre nous vivent dans le secret leur talent? Combien osent réellement le dévoiler? Cet article m’est inspiré par une grande artiste dont l’œuvre a été découverte à titre posthume. Elle avait pris un grand soin de ne jamais dévoiler son art. Comment pouvons nous en arriver là,  à cacher notre talent? Qu’est ce qui nous conduit à  « taire » une part de soi?

Vivian Maier

Il y a 3 semaines je découvre dans le couloir de la médiathèque,  des clichés en noir et blanc exposés. Ils dégagent une profondeur, une perception fine, une grande sensibilité. L’artiste photographe « capte » des instants de vie très « humains », des visages, des émotions… Au bout de l’expo, je vois le visage d’une femme : celui de Vivian Maier.

Cette artiste américaine a réalisé plus de 150 000 clichés (et ce, sans compter les films) sans les faire développer ni les exposer. Je reste pantoise et interrogative, en regardant son auto portrait  (ci dessus), je me demande : Pourquoi cette femme au talent indéniable a-t-elle caché son œuvre au public ? Quelle vision du monde a t elle eu? La vie m’a filée un petit coup de pouce en mettant sur ma route, hier le film documentaire de sa vie.

Sommes-nous des Vivian Maier?

Ce film m’a interpellée et soulève plusieurs questions : pourquoi sommes nous nombreux à « cacher » notre talent ? Attendons nous qu’un « John Maloof » nous révèle au grand public après notre mort ? Qu’est ce qui nous pousse à rester tapis dans l’ombre ? Dans le film plusieurs hypothèses ressortent :

  1. Vivian Maier aurait été « gênée » par la mise à jour de son talent.
  2. Elle préférait garder pour elle, les instants capturés.
  3. Elle a cherché à faire développer ses photos sans que toutefois cela n’ait lieu.
  4. Elle n’avait pas conscience de la valeur de son art.
S’épanouir, ça tient quoi?

Ce qui m’interpelle dans cette histoire c’est la notion d’épanouissement. La vie est faite (entre autre) pour vivre des expériences, aimer, déployer son potentiel et le partager . Tous ces axes sont liés, car pour se déployer, avant de partager, il me semble important d’accepter son identité, d’aimer qui l’on est, ce que l’on manifeste, et ce à travers les expériences de la vie. La vie est pure création, à chacun son Art de vivre.

C’est en cela que l’histoire de Vivian résonne, est ce que ma créativité est épanouie?  est ce qu’elle m’épanouit? Le Sacré est il présent dans ma vie? Ces interrogations font mouche car j’adore créer et ce depuis toujours, sauf quand c’est pour atteindre un résultat. Je m’explique, je vis 2 types de créativité:

  • Celle qui me traverse, se nomme Inspiration, c’est une phase dans laquelle je perçois et reçois sous différentes formes. Je ne cherche rien, ça vient out seul. C’est une énergie qui vient de l’extérieur et va vers l’intérieur. Je suis inspirée, et vis cela à travers l’écriture, les vidéos, le dessin, la cuisine, la création d’objet. C’est un plaisir à vivre, car le mouvement a lieu sans que je cherche à le créé, c’est de l’Amour et de la Joie.
  • Celle dans le but de réaliser quelque chose. J’ai un flash / une vision de ce que je souhaite créer. Je suis dans la recherche de concrétisation. Avec beaucoup d’amour, je reconnais commettre une erreur de conduite et d’être dans le « faire ». J’ai remarqué que je ne tirais aucune satisfaction de mes créations dans ces moments là. C’est comme contraindre mon énergie à aller dans un sens précis « dans le but de réaliser ce que je veux ou dois faire« . Je ne laisse pas cette énergie circuler comme bon lui semble et surtout se manifester. Mon mental prend le dessus et s’agite. Il décide de prendre les commandes. Ce qui a pour résultat de couper ma joie, d’être tout sauf fluide, de perdre tout plaisir et surtout de « bâcler » l’action. »Faire vite » comme pour me débarrasser de l’action pour enfin être tranquille et retrouver la paix intérieure. Bon ce n’est pas écologique du tout!
Dévaloriser son talent

Je vivais un réel conflit, en réalisant ceci j’ai retrouvé le plaisir de créer, en savourant les étapes de création. Un autre aspect s’est révélé: souvent je vivais ma créativité, sans pour autant avoir de l’estime pour mes créations. Recevant des compliments , je me disais « les gens exagèrent, c’est de la flatterie, en plus c’est pas compliqué à faire, je n’ai aucun mérite, tout le monde peut le faire ».   En clair je n’avais aucune considération pour mon talent. Renier son talent, c’est se renier soi. Auto flagellation, quand tu nous tiens!

En dévalorisant ou dénigrant son talent, nous nous empêchons de le reconnaître. Comment pourrait il s’expanser si nous le trouvons « basique, normal, banal ?…. ». Dévaloriser son talent c’est scier la branche sur laquelle on est assis. En bloquant sa créativité, elle stagne, s’étiole, perd son sens et surtout sa valeur…

Rétablir l’équilibre et se réapproprier sa valeur

 

Aujourd’hui, j’ai trouvé une forme d’équilibre car j’aime créer et j’aime mes créations. C’est tout nouveau et assez épanouissant. Je veille à ce que mon mental « ne prenne pas l’ascendant » sur ma créativité, il est là pour structurer et être au service de ma créativité. Tout ce que nous créons est la manifestation de ce que nous « portons » en nous. Apprenons à percevoir la valeur de nos talents, voici les étapes:

Intériorité

C’est en cela que la vie est création, à chaque instant nous avons l’opportunité de vivre un « inspire » et un « expire ». L’inspire est la phase durant laquelle nous sommes traversés par une énergie guidante, elle coule de source. Phase d’intériorisation.

  1. Expérimenter son talent, le vivre à travers toutes les formes qu’il prend, peu importe. Se placer à l’écoute de soi lors de ces moments de créations : quelles émotions, sensations? est ce joyeux, fluide, léger, amusant?…
  2. Observer objectivement le « résultat », sortir de son ego, se dés-identifier et regarder sa création comme si ce n’était pas la sienne. C’est la clé de la « lucidité », dans le sens de » mettre de la lumière sur ». Quel regard posé? et si c’était avec des yeux neufs et amoureux?
  3. Découvrir  sa création, lui accorder de la valeur, avoir de l’estime pour elle.
  4. Se reconnaître en tant que le créateur/ la créatrice de cette oeuvre . Savourer ce que cela provoque en soi. Faire naître l’Amour de soi.
  5. Réunir le fruit des étapes précédentes pour alchimiser la création : se donner l’autorisation de partager son talent. S’ouvrir vers l’exterieur.
Extériorité

Puis vient l’expire, phase de manifestation, durant laquelle nous matérialisons, créons ce que nous avons perçu, reçu. C’est le souffle de vie reçu, qui par notre métabolisme, ressort transformé. Il n’est plus le même que celui qui a été inspiré, il a notre empreinte. En expirant nous nous offrons la possibilité de partager avec le monde de création.

  1. Offrir au monde, c’est-à-dire communiquer, exposer, vendre, publier partager avec l’extérieur sans se préoccuper de ce qui va advenir. Avoir foi en soi et en la Vie.
  2. La clé majeure : Ne Jamais se forcer! laisser l’énergie circuler, elle sait où elle doit aller.

Cultiver l’Amour de la Création

La beauté est de voir comment ce rythme vit en nous, comment nous l’accueillons, si nous nous autorisons à le laisser nous traverser ou alors si nous le rejetons. Aimer son talent, le vivre, l’assumer, le déployer. Arrêter de trouver normal ce qui « sort » de soi, non ce n’est pas normal, c’est vous ! C’est l’union de Qui vous êtes, votre Histoire, vos dons, vos perceptions, … et de l’énergie de vie qui circule en vous.

Alors à vous tous créateurs, je vous souhaite de vous reconnaître pleinement, de célébrer votre talent, votre unicité. Osez sentir le rythme en vous, puis partagez, vivez pleinement cette expérience ! En s’autorisant à manifester son art, La Vie entend que nous co-créons avec elle, alors Le champ des possibles s’offre à vous.

Merci à Vivian Maier  et à John Maloof qui m’ont permis de mettre en lumière la relation disharmonieuse que j’entretenais avec ma créativité. J’ai mis beaucoup de temps à écrire cet article et pour la première fois, j’en suis heureuse car il m’a permis d’intégrer et de reconnaître  le chemin que j’ai parcouru. L’Amour de soi se cultive à toutes les heures et sous toutes ses formes.

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Avec tout mon amour

Mélanie Morand

– Coach en Harmonisation –

2 réflexions au sujet de « Reconnaître son talent personnel, l’aimer et le partager »

  1. Merci Mélanie, c’est très beau, authentique et cela me touche profondément!
    Oui Créons et réinventons notre vie, révélons nos talents personnels…

    Répondre

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