Comment apprivoiser ses peurs et continuer à avancer?

Avoir peur, c’est naturel, c’est même ce qui nous permet de nous construire pendant un temps. Seulement, vient un moment lorsque nous leur laissons toute la place, où nous commençons à nous sentir enfermé(e), étriqué(e). Le mouvement est figé, nous restons là, sur place, conscient(e) de nos peurs sans pour autant réussir à changer la donne. Non seulement, l’inertie est présente mais en plus, le jugement de soi arrive, en découle la résignation. Il y a des projets, des rêves, des situations auxquelles nous aspirons et pour lesquelles il nous semble impossible de nous mettre en marche. Je vous partage les clés qui m’ont aidée à me remettre en marche même en ayant peur.

Peur seras tu un jour mon Amie?

Dans le panel des émotions, la peur a une place de choix: le balisage! De mon point de vue, elle peut être très structurante dans la mesure où elle indique un état d’insécurité, de danger voire d’alarme. Notre instinct de survie se fait entendre. Il nous est alors possible de tenir compte du « message de danger » ressenti, et de le transformer comme une invitation à créer des « repères sécurisant » dont nous avons besoin. La peur peut être une alliée de choix, si nous ne la laissons pas prendre toute la place dans notre vie. L’enfant « terrorisé » en nous se réactive et pousse l’adulte que nous sommes à perdre son discernement.

Quand l’Audace s’étiole…

Dans mon parcours, j’ai été assez courageuse, une forme d’audace prenait le dessus, un vrai petit bulldozer, c’était très agité tout ça et épuisant. Puis cette audace s’est étiolée au fur et à mesure des épreuves que j’ai traversé ces cinq dernières années. Bien que déstabilisant, cela m’a ramenée à plus d’humilité, d’introspection, de silence et d’inertie. J’ai pu reprendre et renouer contact avec ce qui vit en moi. Je vivais en dedans et ai vécu avec moi même dans mon intimité. Aujourd’hui, l’envie d’aller vers mes rêves d’aventure me demande de sortir de « mon cocon », d’oser retourner dehors avec mon nouvel état d’être et ça, je ne sais pas à quoi ça va ressembler sinon à l’inconnu.

…La Vulnérabilité pointe son nez

Lorsque nous avons vécu des situations de « rupture » dans notre vie, cela génère de profonds changements internes et la perte de certains repères. L’insécurité s’engouffre dans une brèche déjà existante mais jusque lors ignorée. Nous ne sommes plus tout à fait qui nous étions auparavant car nous avons touché du doigt notre sensibilité, notre espace fragile. Nous découvrons un « vide » jamais contacté auparavant, qui s’appelle: Vulnérabilité, ce sentiment que nombreux répriment par peur d’être faible. Je trouve cette Vulnérabilité magnifique, j’ai écrit à ce sujet ( voir l’article). Elle ne peut être contactée qu’à la condition de se sentir en état de faiblesse. C’est la brèche dans le système qui permet d’aller au cœur, au cœur du vivant en  soi. Les crises de vie sont là pour nous réaligner, nous relier au vivant en nous, à ce qui nous anime vraiment. Nous allons sortir du « faire pour faire » et découvrir « l’action dirigée par le cœur ».

Alors comment apprivoiser sa peur?

1/ En tenir compte et ne pas l’étouffer dans un mouchoir. Je vous invite dès que vous la ressentez, à lui dire que vous l’avez entendu. Si vous n’êtes pas disponible sur le moment, pas de panique donnez lui un rendez vous.

2/ Ecouter ce qu’elle a à vous dire, parfois le risque est de se méfier de sa peur puisqu’elle est perçue comme une « entrave » au bien être ou à la joie. Du coup on l’entend vite fait bien fait. Ici, je vous invite à lui offrir et à vous offrir l’espace pour l’écouter pleinement, sans jugement, sans attache ni identification. L’intention est de lui prêter une oreille attentive et bienveillante.

3/ Archiver tout ce qui ressort de cette écoute. Prenez le temps d’écrire l’essence du message. Quand je n’ai pas de quoi noter, j’utilise mon téléphone et m’enregistre avec le magnéto. Optez pour le média qui vous est le plus adapté (écriture, chant, dessin,…)

4/ Vous relier à votre vibration. Lorsque nous avons un objectif et que la peur prend le dessus, il y a 2 voies ( amour et peur) qui se rencontrent. La première est celle de l’Amour dans l’imaginaire. C’est à dire que lorsque vous pensez à votre « projet/situation de rêve/ objectif », votre corps sécrète différentes hormones. Vous sentez dans ces moments là, ce que cela éveille de vie en vous. C’est ce que j’appelle « ce qui vous anime ». Ici, je vous invite à fermer les yeux, voir ce qui vous attire et à laisser votre corps s’imprégner de ce qu’il ressent. Vous serez en mesure de réactiver cet état « ressource » autant de fois que nécessaire.

5/ Se dissocier de la peur, une kinésiologue m’a appris que 98% de nos pensées proviennent du transgénérationnel, de l’inconscient collectif, des croyances… donc seulement 2%  nous appartiennent réellement. Dans les moments de peur ou panique la question que je pose à voix haute est : « est ce que cela m’appartient? » et je me place à l’écoute de mon corps. S’il se détend la réponse est non, s’il reste crispé c’est oui. Votre corps est un allié dans toutes vos expériences, il est un indicateur infaillible. Votre mental peut vous raconter des histoires, pas votre corps! Même si cette peur vous appartient, vous avez la possibilité de la lâcher.

6/ Baliser votre terrain, c’est créer le pas à pas qui vous conduit vers votre destination. Cette étape permet l’ancrage et le début de la matérialisation de votre projet. Petit à petit. Vous composez votre cartographie intérieure : reprenez ce que vous aviez noté à l’étape 3, utilisez les comme des points d’ancrage. Exemple: avoir peur de ne pas faire face à la situation = peur de ne pas être à la hauteur. Comment vous sentez vous quand vous êtes confiant en votre valeur? Comment activer cela? Quelles sont vos ressources, ce qui va vous aidez à maintenir le cap?

7/ Lâcher la Peur et tendre la main vers l’Inconnu. Vous sortez de votre zone de confort, de vos habitudes. Vous avez balisé le chemin, et pour continuer il est nécessaire de se mettre en marche vers sa voie. D’une rive à l’autre, vous lâchez une main pour en attraper une autre, qui elle, est devant vous et non derrière. Lorsque vous doutez, la question à se poser est : Suis je heureux/se avec ce mode de fonctionnement? Me fait il avancer, reculer ou stagner?

8/ Cultiver l’inspiration. Pour tout ce qui me tient à cœur et que je n’arrive pas à mettre en place, je vais chercher des personnes qui, elles ont réussi à passer le cap. Leur témoignage et expérience, m’aident à contacter mon courage intérieur. Elles m’inspirent, que ce soit à travers la lecture, la rencontre, les vidéos médias sociaux. Leur cheminement est un éclairage fort.

9/ S’entourer de douceur, bienveillance et amour. Cette étape est valable dans tous les domaines de la Vie et surtout lorsque nous sommes pensons être bloqués dans notre avancée. L’autojugement et l’autodevalorisation peuvent faire de grands dégâts, d’o l’importnce de s’entourer de personnes bienveillantes, elles nous aident à rester bienveillante avec nous même.

« Là où l’Amour unit et rassemble, la Peur sépare »

J’espère que cet article vous a plu, qu’il vous donne des ailes pour aller vers votre courage. Dans tous les moments de doute, gardez en tête que vous êtes une magnifique personne, que la peur fait partie du chemin. Être humain c’est s’incarner dans la réunion de ses espaces intérieurs, nous n’aurions pas la possibilité de le faire sans l’expérience de la séparation. Alors merci la Peur car tu E-PUR ( tu épures et tu es pure).

Avec tout mon AMour

Mélanie Morand

-Coach en Harmonisation-

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