Apprendre à s’aimer quand on ne se trouve pas aimable

L’amour inconditionnel, quel sujet, nous en parlons tous et avons notre propre perception de cet état d’être. A certains moments nous le vivons, puis à d’autres c’est « mission impossible » ! S’aimer quand on ne se trouve « pas aimable », quelle affaire, alors de là à se faire aimer des autres… Et bien ces dernières semaines la vie m’a fait rencontrer « ma jumelle maléfique » comme dirait Florence Foresti, j’ai incarné pleinement et sans contrôle tout ce que je rejette ou n’aime pas en moi, j’ai vu qui j’étais et j’ai lutté de toutes mes forces jusqu’au moment ou j’ai percuté ! C’est avec beaucoup d’amour et d’humour que je vous livre mes petits secrets de bonheur quand tout ce que nous sommes ne ressemble pas à notre idéal et nous rebute !

L’énergie de ces dernières années a insufflé un vent de renouveau. A l’approche de l’ère du Verseau, dont parlent si bien les astrologues, une nouvelle façon de vivre s’offre à nous: plus en accord avec notre coeur, nos aspirations, nos rêves, nos valeurs. Nous avons la possibilité de créer la réalité qui nous ressemble. D’ailleurs nous le vivions sans nous en rendre compte, avant c’était une fatalité, aujourd’hui nous savons que notre réalité est à l’image des croyances que nous portons. Quelles qu’elles soient, elles se manifestent.  Raison de plus pour se connecter à ce qui nous fait vibrer, loi de résonance et d’attraction nous envoient des opportunités.

Alors comme nombreux d’entre vous, je me suis lancée dans le développement personnel. Avec pour envie et motivation : me découvrir et m’améliorer, créer une vie sur mesure. Devenir quelqu’un de meilleur ! Waouh, rien que de l’écrire je trouve ça grisant, alors l’idée d’incarner une « Mélanie version 2.0 » m’a poussée à me tourner vers mon intérieur et à découvrir ce qui s’y trouve, et de mon point de vue c’est le début d’une nouvelle relation à vie avec soi même. A chaque jour, nous avons la possibilité de faire plus ample connaissance avec soi dans le pire et le meilleur !

Le petit travers que nous sommes nombreux à vivre, est de vouloir tellement se connecter avec cet état d’amour, que nous pouvons « zapper » inconsciemment ou non, tout ce que nous ne voulons pas représenter. Pour les adeptes du jugement, dont je fais partie bien que j’y veille, il est fort possible de juger constamment ces parties de nous. Certaines plus dignes et proches de nos valeurs, et d’autres qui pourraient se trouver aux antipodes, celles que l’on juge « non acceptables » dans notre code et imagerie morale. Mais la vie est une horloge bien réglée, quand c’est l’heure de balayer devant sa porte, c’est l’heure !

C’est comme ça que je me suis vu un jour, sèche avec mon entourage, ronchon, grognon et surtout avec des pensées pas cool du tout, genre : « ouais ben de toutes façons c’est toujours la même chose, et bla bla bla ». J’étais en mode « victime ». Le truc, ce n’est pas que je me découvrais grognon (ben non c’était pas la 1ère fois), c’est que je me voyais en conscience. Comme si je voyais la scène de l’extérieur, et je me suis vu faire, et je la trouvais relou cette nana ! Cette phase à durer deux bonnes semaines à plein temps, 24h/24. Jusqu’à ce je me rende compte que je passais mon temps à rejeter « qui j’étais ».

La paix est arrivée grâce à l’aide d’une amie thérapeute qui intervient sur les corps énergétiques. Celle-ci me dit « ton cœur est là pour prendre soin de tes émotions et de toi ». Ce fut le déclic ! Mon cœur était devenu tout ratatiné comme enfermé dans une prison, que j’avais créé toute seule comme une grande. J’étais tellement préoccupée par la hantise d’être désagréable avec mon entourage, que j’avais oublié de prendre soin de ce qui se passait en moi.  J’avais peur de ne plus être aimée de mon entourage, car je ne me trouvais « pas gentille ». Deux collègues m’ont interpellée en me disant : « mais arrête de t’excuser tout le temps ». Dans cet élan d’amour inconditionnel, j’ai réalisé que mon entourage ne me jugeais pas et acceptais que je sois ainsi « temporairement ». J’ai réalise aussi, que je ne m’autorise pas à avoir mes humeurs, par peur d’être rejetée.

Je n’avais pas réalisé que « la jumelle maléfique » que je suis de temps en temps, est là juste pour m’indiquer, que là, ça ne va pas du tout. EN fait elle est sympa, elle me signale qu’une blessure (voire plusieurs) est béante, que ça me touche, donc me fait mal. Mon agressivité à fleur de peau m’alertait sur ma météo intérieure. Et justement dans cette phase là, j’ai passé mon temps à éviter de sentir, je suis allée dehors, ai cherché à voir du monde… en vain. Etre en compagnie de moi m’était inconfortable, au point de ne pas avoir envie d’être en tête à tête avec moi-même.

Le Rire et la Joie pour thérapies

Après le soin de mon amie, les corps enfin réalignés et bien portant, j’ai eu des relans de « mauvaise humeur », et puis un matin j’en ai ri ! J’ai ri parce que j’ai vu que je m’identifiais tellement à cela, que je m’y accrochais comme une moule à un rocher. J’ai ri et ça a relâché la tension. J’ai pensé à Joyce Meyer, qui dit  en substance : « quand vous avez un problème, remettez le à Dieu, et rien ne vous empêche d’être joyeux, laissez la vie vous aider ». Ce qui donnait dans ma situation : oui, je suis grognon et alors ? Rien ne m’empêche d’être joyeuse à part moi !

Ca a été magique, en quelques heures, j’ai retrouvé ma bonne humeur, ma joie et beaucoup d’énergie. Mon corps s’est libéré. C’est magique de voir en quoi, accepter de ne pas s’accepter parfois  est la clé. Même si je n’aime pas me conduire de telle ou telle façon, je vais apprendre à me faire confiance, à croire au fait que ce n’est que passager et surtout à accepter d’être imparfaite. D’ailleurs, c’est chouette parce qu’en parlant de mes épopées émotionnelles a des amis, on a rigolé. Et ça c’est cadeau, car c’est cette imperfection qui me rend aimable, aimée des autres et bientôt aimée de moi. Cerise sur le gâteau, ça fait marrer les autres, alors merci à ma jumelle maléfique de me montrer que je ne suis pas toute blanche ou toute noire, je suis les 2 et c’est chouette comme ça !

Alors voilà, à toutes et tous, je vous envoie beaucoup d’amour. Plus on se découvre et plus nous rencontrons notre être véritable. A l’image d’un oignon, nous enlevons des couches successives, certaines semblent laides, abimées, obsolètes… et alors ? Bien que l’Amour inconditionnel soit en nous, nous ne l’incarnons pas tout le temps, et alors ? Si déjà, nous nous sommes engagés à devenir meilleurs, à nous conduire de façon juste, être en accord avec nos valeurs et dans le respect de la Vie, le temps va faire son œuvre. Et pour toutes celles et ceux, qui ont plus la tête dans les étoiles, que les pieds sur Terre, sachez qu’être Humain, c’est être faillible et imparfait. En prime, nous expérimentons plus de tolérance vis-à-vis des autres et de soi. Et si c’était ça l’Amour ? S’ouvrir à ce qui est, sans « estimer » que ce soit bon ou mauvais ?

 Et puis réjouissons-nous, et pour ceux qui croient en la réincarnation, nous avons le droit à plusieurs tours de manège. Détendons nous, tout ce qui sera traité et allégé dans cette vie là, ne sera pas à refaire.

 

Have fun !

Avec tout mon amour

Mélanie Morand

– Coach en Harmonisation –

2 réflexions au sujet de « Apprendre à s’aimer quand on ne se trouve pas aimable »

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